Attention, c’est très important, très concret et très urgent.
Informations de bonne qualité sur le site de RFI (Etat des choses en juillet 2005)
En résumé : le 26 novembre 2004, le Conseil d’Etat a accordé à Asarco, filiale guyanaise du canadien Cambior, une concession minière de 30 km² pour 25 ans ; cette concession est située dans le Parc Naturel Régional de Guyane, une des dernières zones de forêt primaire qui abrite des espèces protégées et rares.
Le Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques propose d’envoyer un message aux responsables politiques français, arguant que :
- L’exploitation de ce site va entraîner une déforestation et une pollution importantes, néfastes pour la faune et la flore notamment pour les espèces protégées par la convention de Washington. Cette mine va sacrifier une forêt primaire d’une importance majeure pour le seul bénéfice d’une multinationale laissant ces zones sinistrées à jamais.
D’énormes quantités de produits toxiques : sur la durée du projet (7 ans) plus de 9 millions de tonnes de roches seront broyées et mélangées à 30.000 tonnes de produits chimiques (cyanure, chaux...). En plus d’un accident industriel (risques de rupture de digue avec déversement des résidus cyanurés dans les rivières en aval...), les risques sanitaires peuvent aussi provenir d’une contamination lente et continue des sols, des eaux de surface et souterraines par des substances extraites du sous-sol ( métaux lourds, arsenic...).
Construction d’une route pour l’acheminement de matériaux et produits toxiques sur une zone de droit d’usage des amérindiens Palikur.
Aucune retombée économique pour la Guyane. En effet, seule la taxe sur la production d’or, soit 0.5 %, sera reversée par CAMBIOR (≈ 50 €uros pour 1 kg d’or !). La multinationale sollicite comme préalable à son implantation : l’exonération de l’octroi de mer, de l’impôt sur les sociétés, de la taxe foncière, de la taxe sur le carburant, la réalisation de 55 km de ligne haute tension, une subvention de 28 millions de d’€uros (loi Girardin).
Cette citation vient des Instructions pour protester auprès des dirigeants politiques français (texte à copier-coller dans un mail).
L’article de RFI cité ci-dessus nous informe que par le passé, la société qui se propose d’exploiter la concession aurifère a gravement et durablement pollué et endommagé les sites qu’elle exploitait dans d’autres régions.
Cette affaire concerne tous les citoyens français et devrait être traitée par le ministère de l’écologie...
Mais selon Corinne Lepage dans un entretien accordé au journal France Guyane, l’actuelle Ministre de l’écologie Nelly Olin "a été choisie parce qu’elle est là pour ne s’opposer à rien".
Restent les gens.
Bonjour
Malheureusement l’ignorance en termes géologiques peut provoquer l’intolérance dans ce qui concerne l’explotation des richesses de la nature. Les évenements géologiques qui rendent un site explotable par une compagnie minière sont rares et très localisés. Les exigences écologiques imposés par les gouvernements dans la protection de l’environnement sont assez importantes pour que les sites exploités ne se transforment pas une localité sinistrée. Il y a beaucoup de personnes que vivent de l’expoitation miniére. Il faut savoir qu’il y a des évennements naturels qui causent des dégats importants mais personne dit rien parce que "Dieu" n’est pas abordable. Le pire ennemi de l’homme sera toujours l’homme et les écolos extremistes font parti des ennemis de l’homme par la démagogie dans ce qui concerne la protection de la nature.
Cordialement
Nando
Bonjour Nando,
contestez-vous les chiffres avancés par le Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques ?
Il semble que même des non-spécialistes peuvent suspecter que 30 000 tonnes de produits chimiques utilisées dans un contexte de parc naturel et de forêt primaire ne vont pas faciliter l’éclosion des petits papillons bleus dont raffolent les sensibilités écologistes extrêmistes.
Est-ce que je peux venir chez vous arroser vos fougères avec du Destop pour en extraire "l’alliance en or avec la nature" que vous y avez laissée tomber en voulant en prendre soin ?
Il y a sans doute - j’en suis sûr aussi - beaucoup de personnes qui vivent et profitent des exploitations en tous genres. C’est bien, très bien. Ne pensez-vous pas qu’il y en a beaucoup aussi qui en meurent ou en pâtissent ? Ah les intéressantes prospérités de Bordeaux et La Rochelle à l’époque où il était encore plus normal qu’aujourd’hui d’aller piller des hommes sur une côte pour leur faire piller des terres cultivables sur la côte d’en face ! Parlerons-nous aussi des bananes, du café, de la cocaïne et du pétrole, dont les gouvernements des grands pays industrialisés (justes, démocratiques et humanistes bien sûr) sont également très soucieux ?
Alors comme ça vous êtes un ami de l’homme ? Mais du natif guyanais ou de l’orpailleur canadien ? De quel homme êtes-vous l’ami exactement ?
Et vous êtes géologue je suppose ? Pour le compte de quelle compagnie au juste ? Ou actionnaire, ou juste sympathisant désintéressé ?
Bref, beaucoup de fautes de français et bien peu d’arguments dans votre message.
Pas trop cordialement,
LB.