"Agir au nom de la loi, à la poursuite du bonheur, et en faveur de la liberté, ça a toujours été la vocation profonde des honnêtes citoyens des Etats-Unis d’Amérique, depuis l’invention du Grand Libérateur Impérialiste par l’aristocratie des tueurs d’indiens de la côte Est."
Pour souscrire à l’honnête phrase ci-dessus, il suffit d’oublier l’information ci-dessous :
Le gouvernement US a signé plus de 400 traités avec les peuples indiens. Il les a tous violés, sans exception ! (Est-ce que ça ne mériterait pas un petit séjour, même rien qu’en effigie, de tous les Présidents US, des plus droitiers aux plus ultra-droitiers, dans une de leurs prisons genre Attica, ou dans le parc d’attraction de Guantanamo-Bushland ?)
Dixit Howard Zinn, Une histoire populaire des Etats-Unis, p. 592 - un livre à mettre entre toutes les mains françaises pour motiver l’idée - s’il en était encore besoin après la mascarade de la "croisade contre le terrorisme" - d’une cessation ferme et définitive de notre participation à l’Organisation des Tueurs ANglophones.
Deux pages plus loin dans le livre de Zinn, on trouve ceci, publié en 1968 dans un journal de la nation mohawk d’Akwesasne, sur le Saint-Laurent (le fleuve, pas le costard) :
"Il m’arrive d’être surpris par le mode de pensée des non-Indiens. J’étais à Cleveland l’an dernier et je discutais de l’histoire américaine avec un non-Indien. Il me dit qu’il était réellement désolé pour tout ce qui était arrivé aux Indiens mais qu’il y avait de bonnes raisons à cela. Le continent devait se développer et, les Indiens se trouvant au travers de la route, il avait fallu les déplacer. "Après tout, me disait-il, qu’avez-vous fait de cette terre quand elle vous appartenait ?" Je n’ai pas compris ce qu’il voulait dire jusqu’à ce que j’apprenne plus tard que la rivière Cuyahoga qui traverse Cleveland était inflammable. De si grandes quantités de produits polluants y sont déversées que les habitants doivent prendre garde, en été, de ne pas y mettre le feu. Songeant aux propos de mon ami non-Indien, je me rangeai à son avis. Les Blancs avaient fait un formidable usage de cette terre. Combien d’Indiens, en effet, auraient imaginé rendre les rivières inflammables ?"
Une autre info : au XIXè siècle, dans l’Ouest sauvage, cette grande terre vierge (c’est tellement plus agréable à violer), le remède universel était "l’huile américaine", utilisée contre la grippe, les rhumatismes et toutes sortes de maux. Composition de cette huile ravigotante : 100% pétrole. Cent ans plus tard les cow-boys Texans, naturellement maladifs et souffreteux, en sont restés complètement accrocs, de sorte qu’une fois présidents ils sautent, comme un junkie sur une vieille dame, sur n’importe quel pays qui en possède. Après le rapide massacre d’une armée "arabe jusqu’aux dents", le Texan pompe à même la gorge le précieux élixir, en route vers la guerrrr...ison totale.
Morale : si vous croisez un Américain, exterminez-le sans scrupules, il vous remerciera patriotiquement d’avoir porté le flambeau de son histoire de bout en bout meurtrière.
Mettons.
Seulement : j’aime bien l’idée d’une des constitutions rédigées pendant la Révolution française qui donnait au peuple un devoir de révolte contre la tyrannie.
Dans un contexte de constitution et de culture démocratique (éhontément vantée comme telle, éhontément pratiquée autrement), la tolérance vis-à-vis des élites tyranniques, des entreprises colonialistes, des supports culturels d’endoctrinement ou de désinformation, constitue une faute de la part des citoyens.
Les élites veulent, décident, déclarent, gèrent les guerres, mais les soldats les font, les ouvriers les arment, les consommateurs en tirent les bénéfices, les miliciens et policiers répriment, les juges condamnent, etc. Finalement, ça fait du monde.
Bref, mille situations peuvent excuser l’inagissement, mais sur un plan théorique, tous les membres d’une société sont liés et interdépendants ; pas tous coupables, mais tous responsables - sauf si on valide la thèse que la démocratie n’est qu’une façade et que dès lors, puisqu’il n’y a pas de citoyenneté collective, on ne peut demander de comptes qu’à la minorité agissante... Ce qui a toujours été bien pratique pour disculper une société coupable de colonialisme, de génocide, d’ethnocide, de guerre d’agression, de traite d’esclaves, de commerce inéquitable, etc.
Mettons que l’Amérique puisse changer de couleur de peau, changer de sexe, changer de langue : on sait qu’une femme et un noir peuvent aussi bien qu’un mâle WASP gérer les intérêts impérialistes, bafouer les traités internationaux, installer un camp de détention illicite, torturer, violer. Qu’importe en fait l’identité de celui ou celle qui "fait le coup" ? L’histoire américaine des origines à aujourd’hui a été, reste, et menace d’écrire toujours, un catalogue d’exactions sans punition sérieuse, une longue jurisprudence tout droit issue de la loi du plus vil.
ha non ?.... alors explication :)
coca : arbuste qui pousse en Amérique et dont les Indiens mâchent les feuilles pour leur action stimulante.
c’est une forme de revanche, non ?
et maintenant j’ai compris comment répondre dans le tiroir ! :))
Coca : arbuste qui pousse en Amérique DU SUD et dont les indiens de Colombie, Bolivie, Pérou, etc.
Selon divers informateurs secrets, les alcaloïdes de la feuille de coca ne sont plus présents dans la boisson depuis le début du 20è siècle ; pour les remplacer, la CIA verse de la pisse de consommateur et un peu de sang de syndicaliste
Composition (nocive) du Coca-Cola : http://asi.insa-rouen.fr/ lfallet/encyclopedie/nocivitecocacola.php#vertus
Indigestion de capitalisme en Colombie : http://risal.collectifs.net/article.php3 ?id_article=1064
Kinski raconte quelque part que le coca l’a rendu malade, je ne retrouve plus la citation mais c’était cocasse.