La fin des années 60 voit naître, non seulement en France mais aussi dans une partie conséquente du monde, un nouvel élan : pour faire court, les structures sociales et individuelles s’émancipent à la même vitesse que les chevelures s’allongent. Le Métal - nommé à cette époque Heavy-metal ou Hard-rock - va éclore de cette conjecture particulière, récupérant certaines valeurs du mouvement hippie tout en y instaurant de nouvelles contraires à cette même idéologie. Comme le note Hein, les concerts géants de Heavy-metal vont trancher avec la « gratuité » et le « bricolage » des manifestations hippies. [1] De plus, la dimension contestataire, et par corrélation politique, va se trouver amoindrie dans notre musique, le mot d’ordre visant de préférence à la distraction. [2] Il est d’ailleurs à noter aujourd’hui encore la faible représentation du politique dans le Métal (dans le sens ici d’une critique qui serait exprimée explicitement au sein des paroles), mis à part quelques groupes appartenant principalement à la mouvance « fusion » ou « crossover » [3] du Métal (tels RAGE AGAINST THE MACHINE, BODYCOUNT, et plus récemment SYSTEM OF A DOWN). Mais si la nouvelle "culture Métal" en émergence au début des années 70 récupére certains aspects du mouvement hippie (cheveux longs, blue jeans, méfiance envers l’autorité sociale, relatif intérêt envers l’alcool ou la marijuana), elle n’en tranche pas moins avec son côté « Flower Power » : en effet, comme nous l’avons exprimé plus haut, le paradigme revendiqué n’est plus le maître-mot « Love », mais bien son contraire insidieux le "mal"-nommé « Evil ».
Concrètement, les chemises à fleurs laissent place aux vêtements de cuir, aux vestes en jean maculées d’écussons aux effigies plus ou moins macabres (tête de mort, etc.), « tout cela leur confér[ant] une image de “mauvais garçon” » précise Hein [4]. Pour les « métalleux » [5], les BEATLES et leur perspective quelque peu baba-cool sont has been, les références sont désormais occultes et sombres à l’instar de LED ZEPPELIN et BLACK SABBATH. La dissolution de la génération Woodstock et de sa représentation joviale et solidaire est dès lors en route. En réponse à l’unité musicale « rock » de Woodstock [6], de nombreux courants spécifiques vont se faire jour (art-rock, psychédélisme, etc.), le Hard-rock et le Heavy-metal formant des branches importantes parmi ces nouvelles ramifications. Par cette diversification musicale, par la revendication et l’appartenance de chacun à un mouvement propre, une fracture va s’opérer dans cette jeunesse auparavant soudée, annihilant de fait l’utopie d’un possible renouveau social. Comme le note Weinstein, c’est de cette conjecture particulière d’où provient le Métal, et d’où peut-être - hypothèse de notre propre chef - découle en partie ce penchant mélancolique qui semble occuper une place conséquente dans le genre. [7]] En somme, le propos suivant de Weinstein nous permet de conclure sur ce point en mettant en valeur cette désutopie sur laquelle se fonde historiquement le Métal :
« Heavy metal was born amidst the ashes of the failed youth revolution. » [8]
D’un point de vue économique et relationnel, l’essor de l’industrie et de la médiatisation de masse ont eux aussi contribué au développement de la musique Métal. Les maisons de disques les plus importantes ont tenté de s’accaparer les groupes au fort potentiel pécuniaire, la radio et le disque ont permis la diffusion à grande échelle des artistes, et par ce biais la connaissance, voire la reconnaissance de ceux-ci auprès de leur public de prédilection. L’émancipation des moyens de diffusion (revues, radio, concerts, etc.) a par conséquent concouru à l’éclosion d’une myriade des nouveaux genres et de groupes qui sont apparus dans le genre fin des années 70, début des années 80. Le souci économique est donc un facteur déterminant dans l’évolution du Métal. Toutefois, à part une poignée de groupes plébiscités, la plupart des formations restent dans l’ombre des médias. Mais cela n’empêche pas ces "anonymes" de tracer leur chemin, ceci à leur échelle et malgré les embûches dues à une certaine crainte, voire un mépris de cette musique de la part des professionnels de la presse et des médias des « musiques actuelles » (ce qui tend depuis quelques années à se résorber). En ce sens, il nous faut relever l’affirmation de Metzger, et ainsi nuancer l’aspect "commercial" de la musique Métal, qui s’avère tout d’abord une démarche volontaire de manifestation musicale avant d’être parfois récupérée par la machine financière :
« S’il a toujours pu être controversé et considéré comme une musique pour adolescents ou un refuge musical pour satanistes, le Métal conserve une certaine constance, a généré beaucoup de styles, et possède un fort potentiel underground, car il est une musique volontaire : les premières preuves en sont la multitude de concerts amateurs ou pas, le relatif bénévolat des musiciens (surtout dans le courant Hardcore), et la démarche de fans qui diffusent les informations et les tracts. » [9]
Pour conclure cet aperçu du contexte d’émergence de la musique Métal - c’est-à-dire ici du Hard-rock et du Heavy-metal telles que sont les dénominations de l’époque (années 70) -, le propos suivant de Hein nous permet de synthétiser nos paroles précédentes de manière simple mais surtout claire :
« Hard rock et heavy metal sont donc des innovations musicales résultant du développement conjoint de facteurs artistiques, technologiques, économiques, culturels et sociaux. » [10]
Cette première conclusion nous amène vers une autre piste d’investigation. En effet, si l’on observe la multitude de sous-genres qui parcourent le Métal [11], on peut supposer à chacune de ces "naissances" observée sur la frise un contexte d’émergence particulier, qu’il soit historique, géographique, politique ou autres. Et c’est en effet le cas pour un certain nombre, dont les valeurs, l’idéologie et la musique elle-même sont bien spécifiques (même si des traces de leurs "parents" Heavy-metal et Hard-rock sont également observables dans leur "caractère"). Sans entreprendre une déclinaison exhaustive de chaque courant - travail qui demanderait un espace plus important que ce présent exposé - nous allons présenter ici deux exemples qui cultivent leurs particularités vis-à-vis de leurs "parents" nommés un peu plus haut.
1- Exemple du Black-metal
Pour exemple, le Black-metal, sous-genre du Métal en lui-même et par ailleurs peut-être le plus radical en terme de violence et de transgression, s’est principalement développé dans l’Europe du nord - Norvège et Suède - et ce dans un contexte bien particulier. Empruntant sa dénomination à l’album "Black Metal" du groupe VENOM (1982) ainsi qu’une certaine propension au morbide déjà évoquée par ses prédécesseurs tels BLACK SABBATH et BLACK WIDOW, le Black-metal repousse les frontières originaires du genre et tend au travers de sa représentation à mettre en musique et en scène la face sombre de notre monde.
Cette musique extrême n’est pas sans lien avec les évènements licencieux qui ont contribué à sa fondation : en effet, l’émergence du Black-metal s’avère particulièrement violente : suicide d’un de ses plus fameux représentants (Dead, le chanteur de MAYHEM) en 1991 et mise en scène post-mortem de cet "événement" (Euronymous, son guitariste, le découvre alors et en profite pour faire un pendentif avec les morceaux de crâne restant, ainsi que quelques photos qui seront utilisées en guise de pochette pour un disque live... [12]), vague d’incendies criminels menés par Varg Vikernes alias le Comte Grishnackh du groupe BURZUM visant des églises datant pour la plupart du XIe siècle (26 églises seront ainsi dévastées) et le meurtre d’Euronymous un peu plus tard par ce même Varg (25 coups de couteaux selon des sources plus ou moins officielles). Ces faits représentent quelques-unes des exactions brutales liées à l’émergence de cette musique et dont l’idéologie de départ se veut extrême et sans concessions.
Né d’un fond singulièrement macabre, le Black-metal va s’ériger comme une musique fidèle à cette image. D’ailleurs, les divers protagonistes à suivre piocheront à souhait dans cette esthétique décadente, en y conservant certains éléments de leur choix (entre brutalité musicale, mise en scène macabre, rituels sataniques ou autres perspectives de ce type). Néanmoins, il en résulte par ce fait une musique intrigante et dont certains aspects ne sont pas à négliger : la fascination du malsain qu’elle engendre, la mythologie scandinave, viking, qui y est développée, sa perspective underground et par conséquent anti-commerciale (bien sûr plus ou moins récupérée, policée et orchestrée par la suite), la calligraphie particulière des logos représentant les groupes, l’utilisation de symboles cabalistiques, son emprunt plus ou moins conscient à la peinture corporelle des Chevaliers Teutoniques [13], ne sont que quelques-uns des éléments qui intègrent ce courant musical et participent à sa richesse.
Cet exemple du Black-metal nous aide ainsi à mieux comprendre les différences de contexte que peuvent sous-tendre chaque ramification du genre Métal. En effet, de manière pragmatique et afin d’illustrer notre propos, si le Black-metal et le Glam-metal [14] sont tous deux issus de la mouvance Métal "générale" (c’est-à-dire des sources Heavy-metal et Hard-rock), ceux-ci n’en sont pas moins extrêmement différents, chacun d’eux revêtant ses propres aspects sociaux, politiques ou autres, selon sa zone, sa date d’émergence, et les attributs musicaux et/ou visuels piochés dans les racines du genre. Afin de montrer la variété physionomique du genre Métal, nous allons pour finir développer brièvement un autre courant bien différent du Black-metal : le courant Hardcore.
2- Exemple du Hardcore
Pour les puristes, le Hardcore serait sûrement sujet à discussions quant à sa classification dans le mouvement de la musique Métal. À mi-chemin entre le Punk et le Métal, il en est pourtant une des composantes de plus en plus affirmée, de par ses affinités sonores et sa propension violente ; toutefois son côté hybride en fait justement un courant quelque peu à part. Signifiant littéralement « noyau dur », ce genre musical est apparu en Californie vers la fin des années 80. Ce qui le caractérise plus particulièrement c’est son engagement politique et social, en cela hérité du Punk, le tout allié musicalement à une sonorité proche du Métal. Pour ne citer que quelques représentants pionniers : BLACK FLAG, BAD BRAINS ou encore DEAD KENNEDYS (dont le chanteur Jello Biafra fut un personnage emblématique de l’engagement dans cette scène).
Là ou l’ensemble du Métal s’avère peu politisé et engagé (même s’il se trouve, par exemple dans le Black-metal parcouru précédemment, un certain nombre de groupes - toutefois minoritaires - tendant vers une politique d’extrême-droite [15], préférant à cela les univers oniriques et fantaisistes, le Hardcore implique dans sa musique un renouveau de la dimension Punk, par la critique des institutions en vigueur. Cependant, l’aspect nihiliste propre au Punk est ici controversé ; en effet, un des mouvements propre au Hardcore, le straight-edge, prône « une éthique résolument positive, des opinions politiques radicales teintées d’un moralisme vertueux, voire de puritanisme, puisqu’il exclut le sexe, la consommation d’alcool, de drogue et de viande de son mode de vie, en même temps qu’il cherche à canaliser les emportements du public (slamdancing notamment) en concert. [le straight-edge] [...] prôn[e] un certain nombre de valeurs comme le travail, l’énergie et l’enthousiasme. [Il] est également une réaction virulente à l’indolence hippie. D’un point de vue professionnel, cette attitude se traduit par une quête d’indépendance absolue, le refus de toute compromission et une mise à distance des modèles établis par l’industrie du disque [...] » [16]
Ce dernier point nous permet ici de mettre en valeur le fossé qui sépare le Métal d’un tel type d’idéologie. En effet, si l’on retrouve également des différences au sein d’un même genre comme le Black-metal, celles-ci sont plutôt d’ordre musical, et non pas revêtues d’une quelconque éthique morale. Pour synthétiser, il faut de préférence raisonner en terme d’équilibre : le Métal dans son ensemble va plutôt jouer sur des différences musicales afin d’intégrer l’esthétique d’un sous-genre dans lequel il va se fondre ; le Hardcore, de par sa composante Punk-Métal hétéroclite va intégrer plus spécifiquement des différences d’ordre moral et éthique dans son engagement musical. Cependant, notre discours est à nuancer, à chaque système en place se présentent des exceptions : tel le groupe de Black-metal ENSLAVED prônant une hygiène de vie irréprochable. D’autre part, les concerts de Hardcore straight-edge regorgent aussi de spectateurs qui ne partagent pas la forme d’éthique et d’attitude prônée par ce milieu, ceux-ci se retrouvant par contre dans l’idiome musical qui n’en est pas moins violent (et par extension dans la gestuelle qui lui est propre : tel le mosh, "danse" particulièrement virile et extatique que l’on retrouve aussi dans le Black-metal). Par ailleurs, un approfondissement de ce mouvement musical riche et engagé, telle la mise en valeur des disparités entre Hardcore old school et new school, nous permettrait d’en approfondir les particularités. Néanmoins, cet aperçu nous a permis ainsi de mieux comprendre, au-delà du cliché fourre-tout dans lequel certains tendent à baigner les musiques à tendances "violentes", la diversité que chaque courant « métallique » représente, due aux différents contextes d’apparition et de développement. Nous aurions pu par exemple tout autant illustrer d’autres styles comme le Métal-progressif ou encore le Symphonic-metal, où dans ces cas la tendance violente se dissout, devient une nouvelle forme d’énergie déterminée par d’autres paramètres.
[1] Fabien Hein, Hard Rock, Heavy Metal, Metal : histoire, cultures et pratiquants, Paris, Mélanie Séteun/Irma, coll. Musique et société, 2003, p. 45
[2] Mot d’ordre que l’on retrouvait déjà dans le Blues ou le Rock (dixit par exemple cette affirmation du pionnier rock Bo Diddley : « En fait, il s’agit surtout de prendre du bon temps. [...] Je veux que [les mômes] s’éclatent sur de la bonne musique, je veux les rendre heureux à travers mes chansons. », in Frédéric Lecomte, Collège Musique Rock n° 2, Documentation de la Cité de la musique, 2004. Cf. aussi Hein p. 46 : « L’idée est davantage de prendre du bon temps. On glorifie la fête, l’alcool, les drogues, le sexe mais également les expériences mystiques, l’heroic fantasy et les films d’horreur, etc. »
[3] Crossover : Comme le nom l’indique, ce terme désigne dans notre contexte un "croisement" de plusieurs styles musicaux. Le terme de Fusion qui désigne sensiblement la même chose est parfois utilisé comme synonyme. En ce qui concerne le Métal, les principales influences crossover sont le Rap et le Punk.
[4] Fabien Hein, op. cit., p. 46.
[5] Métalleux (ou "metalheads" en anglais) : Le terme métalleux est ce que le nom rocker est au Rock. En somme, il désigne l’amateur de musique métal.
[6] « All the music performed at the Woodstock Music and Art Fair, held 15-17 August 1969, was considered “rock” by performers, audience, and promoters. », Deena Weinstein, op. cit., p. 12. Traduction : « Toute la musique jouée au festival de Woodstock, qui s’est tenu du 15 au 17 juillet 1969, était considérée comme du “rock” que ce soit par les artistes, le public, ou les organisateurs. »
[7] À ce propos, une récente étude en psychologie de l’Université de Montréal dirigée par Dave Miranda aurait abouti à la conclusion suivante : les auditeurs de musique Métal seraient plus dépressifs que ceux qui écoutent d’autres sortes de genres musicaux. N’ayant pu consulté l’étude en question, nous ne faisons ici que mentionner un lien menant à d’autres informations sur cette étude. —> Cf. http://www.iforum.umontreal.ca/Forum/ArchivesForum/2003-2004/030908/article2609.htm
[8] Deena Weinstein, op. cit., p. 13. Traduction : « Le Heavy metal est né des cendres d’une révolution adolescente ratée. »
[9] Matthieu Metzger, op. cit., p. 15.
[10] Fabien Hein, op. cit., p. 46.
[11] Cf. la frise d’Eric Lestrade dans "Petite introduction au Métal" - Part 1
[12] Fabien Hein, op. cit., p. 63. Pour plus d’informations sur le Black-metal en général, consulter aussi ces deux livres de référence :
Moynihan, M. & Soderlind, D., Lords of chaos : The bloody rise of the satanic metal underground, New York, Feral House, 1998.
Martin, Frédérick, Eunolie - Conditions d’émergence du Black Metal, Paris, Musica Falsa, 2003.
[13] « [Euronymous] se peint le visage en blanc et se noircit lèvres et paupières, se dessinant une bouche amère, et se confectionnant un regard dur, il remet au goût du jour le « corpsepaint », la peinture cadavérique, à l’instar des Chevaliers Teutoniques qui se peignaient ainsi avant le combat, et qui se répand comme une épidémie chez les musiciens Black. », Frédérick Martin, Eunolie - Conditions d’émergence du Black Metal, Paris, Musica Falsa, 2003, p. 23.
Cf. aussi la photographie du groupe IMMORTAL plus bas.
[14] Cf. Petite introduction au Métal - Part 1
[15] N’oublions pas non plus dans la veine opposée les groupes d’extrême-gauche cités plus haut : RATM, SOAD, etc.)
[16] Fabien Hein, op. cit., p. 96. Et pour approfondir le sujet, voir :
Le mémoire universitaire Le straight-edge : un mouvement musical à base ascétique (par Gilles Flouard) de l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux
Pour un aperçu plus concis : la page de Wikipedia
Salut Amigo,
Je construis actuellement un site au dux divers thèmes, et parmi ceux ci, j’ai commencé l’Histoire du Heavy Metal.
je ne fais que débuter cette histoire, et ayant plusieurs thèmes à élaborer, la suite prend du temps.
J’ai baigné dans cette Zique durant toute mon Ado 80/9O, à l’époque ou cette Musique est devenu un réel mouvement à part entière. Je compte y amener mon regard interieur.
Pour le moment, ayant à peine débuter, je n’en suis qu’aux premiers rugissements de la bête fin 60
L’adresse : http://chipluvrio.free.fr./hmm/hmm.html
-----> AnarkaiA
« Heavy metal was born amidst the ashes of the failed youth revolution. »
David, Cette remarque est interessante a plus d’un titre.
il est surprenant que tu ne mentionnes pas Hendrix et son role dans la creation du heavy metal, il me semble que le terme heavy metal emerge d’un article d’un journaleux ayant assiste a une concert d’Hendrix, et qui, sous le choc de la distorsion fuzz et pedale wah du mulatre virtuose (et de je ne sais quelle drogue) aurait ecrit que c’etait comme si une pluie de metaux lourds s’abattait sur la foule.
Hendrix etant une des icones de woodstock, l’epitome du mouvement hippy, il est interressant de noter cette remarque de Vernon Reid (Living Colour) citant George Clinton (P Funk) : finalement, ce qui a tue le mouvement hippy c’est Woodstock
a mediter, donc.
-----> la fete est finie
**"il est surprenant que tu ne mentionnes pas Hendrix et son role dans la creation du heavy metal"
— > Hendrix est rarement mentionné en tant qu’icône du Heavy-metal, car il n’en répresente pas les valeurs ni l’esthétique (ce côté sombre, occulte que l’on a par contre chez Led Zep et Black Sabbath). Hendrix est un point de fusion musical en lui-même (blues, rock, hard-rock, funk, jazz), et en ce qui concerne le Métal il est un "pont" vers ce jeu de guitare technique & déluré que l’on retrouve dans le genre (tous les gratteux de Métal première époque se réclament de Hendrix - et même après). En fait, si on résume, Hendrix est plutôt et surtout l’icône inconscient (en ce qui le concerne) du jeu de guitare Métal. Donc, oui, il y participe, mais moins que les compères LED ZEP et BLACK S. qui eux en sont le socle de tout point de vue.
**"il me semble que le terme heavy metal emerge d’un article d’un journaleux ayant assiste a une concert d’Hendrix, et qui, sous le choc de la distorsion fuzz et pedale wah du mulatre virtuose (et de je ne sais quelle drogue) aurait ecrit que c’etait comme si une pluie de metaux lourds s’abattait sur la foule."
— > Jamais vu cette source dans mes lectures. En ce qui concerne l’origine du terme, j’en parle amplement dans la PARTIE 1.
**Vernon Reid (Living Colour) citant George Clinton (P Funk) : finalement, ce qui a tue le mouvement hippy c’est Woodstock
a mediter, donc.
— > En fait, c’est un ensemble. Il y aura quand même le festival de l’île de Wight un an plus tard et qui va rassembler un max de personnes. Le mouvement hippy va s’auto-phagocyter de lui-même dans les 70’s, comme tout mouvement de grande ampleur dont la plupart des participants quittent l’idéal prôné, ou ne trouvent pas de moyens concluants pour le réaliser...