Petite introduction au Métal

Les conditions d’émergence du Métal

22.01.2006 |  -  42748 visiteurs  -  37 visiteurs aujourd'hui  -  3 commentaires
Avez-vous déjà entendu parler de The Osbournes, le show de MTV avec une famille de doux dingues dont le père Ozzy tout de noir vêtu ne rechigne pas devant une p’tite chauve-souris au p’tit déj’ ? Et de Beavis and Butthead, cette série US délurée mettant en scène deux ados cradingues fans de "gros son" ? Le point commun : LE METAL. Cette musique noire et grinçante forgée dans l’acier et dont le cœur sanguinolent balance entre la bêtise crasse, la violence, et le romantisme désabusée. Un univers extrême dont nous allons ici vous dévoiler les origines.

Le Métal [1] prend sa source fin des années 60, début des années 70. Dérivé du Blues et plus particulièrement du Rock, le Métal en a repris certains codes - agressivité, rébellion - et en quelque sorte leur a donné une nouvelle dimension en les portant à leurs extrêmes. Les formations reconnues comme pionnières du genre sont LED ZEPPELIN et BLACK SABBATH, auxquels est souvent ajouté DEEP PURPLE en tant que première influence de la vague "néo classique" qui submergea le Métal par la suite. On pourrait bien sûr citer en amont de ces trois initiateurs de nombreux autres formations ayant contribué à l’émergence de cette musique radicale [2], mais cette triade représente l’essence même du genre et va par extension en livrer les codes aux générations suivantes. Nous tenons ici à immiscer l’hypothèse d’un quatrième pionnier sur lequel nous nous exprimerons plus amplement par la suite : celle du groupe QUEEN, rarement mentionné mais pourtant présent à la même période, et dont l’influence va plutôt se révéler dans le courant des années 90 (notamment à travers un sous-courant du Métal nommé Métal-progressif).

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Led Zeppelin
Tournée anglaise, déc. 1972 http://pyzeppelin.free.fr

Dans les années 70, le terme « Métal » n’est pas encore employé : on parle de Hard rock ou de Heavy metal. La différence entre les deux termes est encore aujourd’hui plus ou moins sujet à débat. [3] Cependant, nous allons exposer de manière succincte quelques éléments de différenciation qui nous semblent convaincants : si le Hard-rock possède en son sein les codes musicaux inhérents au Métal (guitare saturée et virtuose, rythmique lourde ou rapide de la basse et de la batterie, voix stridente du chanteur) , le Heavy metal en dispose également, mais à ceux-ci s’ajoute une dimension foncièrement morbide, tant dans les thématiques que dans le visuel. Les propos de Hein visant à l’explication de ces deux genres apparentés peuvent aider à comprendre cette subtile dichotomie :

« Le hard rock pousse le rock et le blues dans ses retranchements en insistant sur la grandiloquence, la démesure, l’exubérance, l’énergie, la violence, la virtuosité technique et la puissance sonore. »

« [Le heavy metal] privilégie la vitesse d’exécution et vise à décliner des schémas rythmiques implacables. La violence y est décuplée et tend à la brutalité. Si les ambiances développées apparaissent volontiers sombres et morbides doublées d’une tendance à la théâtralité, il ne s’agit cependant le plus souvent que d’une simple posture esthétique. » [4]

Afin de mieux comprendre cette césure quelque peu infime entre les deux genres, voici notre complément aux paroles de Hein : le Hard-rock est encore relativement conditionné par la musique Blues, sa structure ternaire y est encore relativement présente, de même le phrasé des soli de guitare est encore très influencé par cette musique de tradition afro-américaine (gammes pentatoniques, bend [5], etc.). Le Heavy-metal quant à lui tend vers un alourdissement de cette perspective musicale et va progressivement se détacher du "sautillement" ternaire pour se tourner vers une métrique binaire aux riffs [6] lourds et hachés (c’est-à-dire coupés de leur résonance par l’étouffement des cordes de la guitare avec la paume de la main droite au niveau du chevalet [7]), de plus les soli de guitare (tel OZZY OSBOURNE [8] avec son guitariste Randy Rhoads) vont adopter des progressions harmoniques nouvelles empruntées à la tradition « Classique » de la musique occidentale. Au niveau du chant, l’on peut noter dans le Heavy-metal une certaine orientation de la voix vers le cri, ce que ses héritiers (Death-metal, Black-metal entre autres) sauront mettre à profit de diverses manières.

Le deuxième point qui différencie le Heavy-metal du Hard-rock, est, comme nous l’avons dit un peu plus haut, cette propension au morbide, au théâtral (maquillage, mise en scène macabre) qui va influencer de nombreux sous-courants, tel le Black-metal par la suite. Le Hard-rock, quant à lui, et pour une grande partie de ses représentants, est encore bien imprégné dans l’objet de ses propos par la fameuse triade « sex, drugs, and rock ‘n roll » héritée du Blues et du Rock. Afin d’illustrer notre discours, notons que LED ZEPPELIN est considéré comme le représentant de la mouvance Hard-rock [9] et, en outre, son univers musical est largement empreint de Blues et de thématiques oniriques.




Led Zeppelin "Communication Breakdown" (sample)

Considéré comme moins "sérieux" , BLACK SABBATH est quant à lui fondateur du Heavy-metal, et les quelques exactions macabres de son chanteur Ozzy Osbourne (telle la décapitation d’une chauve-souris vivante sur scène avec ses dents) [10] ont également contribué à l’édification de son célèbre statut. Comme le suggère Walser, on peut, dans une tentative de synthèse, considérer le Heavy-metal comme « une sorte de Hard-rock "plus dur" » [11], en somme une forme musicale et visuelle exacerbée de son compagnon Hard rock encore relativement ancré dans "l’esprit" Blues.

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Black Sabbath
Live at a Sun City gig (1987) http://www.black-sabbath.com




Black Sabbath "Paranoid" (sample)
Black Sabbath "Paranoid" (sample)

Sur l’origine des termes en eux-mêmes, quelques explications s’imposent. Pour le Hard rock, la genèse semble évidente : comme le dit Fabien Hein, « L’histoire du Hard-rock est celle d’une radicalisation musicale. » [12], ce que le terme hard rock qui signifie littéralement "rock dur" traduit de manière concluante. Mais quant à l’utilisation du terme métal, « ce corps simple caractérisé par un éclat particulier [...] une aptitude à la déformation [...] et conduisant bien en général la chaleur et l’électricité » [13], outre sa définition chimique même qui semble être appropriée aux caractéristiques musicales du genre, il semble qu’il y ait plusieurs autres facteurs à son émergence dans le langage courant. De plus, dans son acceptation entière, heavy metal (littéralement "métal lourd") s’octroie une signification particulière qui le lie à la notion de danger, ce qui n’est peut-être pas sans lien avec le sentiment de peur qu’instaure la musique du même nom vis-à-vis de certaines personnes :

« For chemists and metallurgists, it labels a group of elements and toxic compounds. » [14]

On peut même trouver d’autres significations dans des dictionnaires plus anciens, tel le Oxford English Dictionary dont Walser tire quelques définitions du terme heavy metal datant du XIXe siècle : celui-ci désigne alors des fusils à larges canons, ou bien dans l’expression « he is a man of heavy metal » désigne la force, la puissance du personnage. [15] En somme, l’important est ici de constater en quoi ce terme s’est révélé approprié pour désigner cette musique de même appellation : car, en effet, celui-ci véhicule les valeurs de la musique Heavy-metal et par extension celles plus larges du Métal lui-même : la puissance, le danger, et toutes les occurrences qui gravitent autour de ces notions. Cependant, au-delà des significations liées à la propriété du matériau en lui-même et qui reflètent par certaines facettes celles intrinsèques au genre musical, ce serait plus particulièrement par le biais du domaine artistique que l’expression se serait véritablement répandue. En effet, le terme apparaît dans Nova Express de William Burroughs (1964), toutefois l’affiliation entre l’expression effectivement utilisée et la musique Métal peut-être discutée. [16] Néanmoins, une autre référence de premier ordre se retrouve dans la chanson « Born to Be Wild » de STEPPENWOLF (1968), qui fut notamment popularisée par son utilisation dans le film Easy Rider de Dennis Hopper (1969) [17] :

« I like smoke and lightning Heavy metal thunder Racin’ with the wind And the feelin’ that I’m under » [18]

À propos de l’expression « Heavy metal thunder », son auteur Mars Bonfire déclare : « [...] la phrase m’est venu comme l’expression adéquate dans le but de désigner la lourdeur et le bruit de puissantes voitures et motos. » [19] Au-delà de la référence au milieu des motards dans cette chanson et plus particulièrement dans le film Easy Rider (dont nombreux seront au départ des fervents défenseurs de cette musique mais aussi initiateurs d’une certaine esthétique vestimentaire - cuir, tatouages, etc.), les notions de « lourdeur », de pesanteur, de « bruit », de « puissance » sont bien présentes et définissent les principaux aspects musicaux sur lesquels le Métal va se former, dans lesquels celui-ci va se fondre. Toutefois, c’est plus particulièrement avec l’aide de la presse que l’expression en elle-même va se généraliser. [20]

Au départ, le Hard-rock et le Heavy-metal se développent principalement en Angleterre et aux Etats-Unis. Mais les années 80 entraînent l’explosion du genre et sa ramification en nombreux sous-courants, chacun possédant ses propres particularités. De plus, son extension dans le reste du monde se fait croissante (AC/DC d’Australie, SCORPIONS d’Allemagne en sont quelques célèbres exemples). D’autre part, les subdivisions se font de plus en plus sensibles, avec par exemple à la fin des années 70 l’apparition de la New Wave Of British Heavy Metal [21] (avec IRON MAIDEN, JUDAS PRIEST), caractérisée par une certaine rapidité dans l’exécution musicale, et par ce fait dégageant une agressivité accrue (de même du côté de l’esthétique visuelle : par exemple, le "look" cuir, clous et chaînes arboré par JUDAS PRIEST).

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Iron Maiden

Les années 80 durcissent le ton, METALLICA débarque avec son album Kill’em all (1983) et s’annonce comme précurseur du Thrash-metal, une musique plus rapide, plus violente, plus technique, en somme sans concession, et qui compte bien tout balayer sur son passage (parmi quelques autres pionniers : SLAYER, MEGADETH).

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Metallica

METALLICA en image... et en vidéo ! (1ère période du groupe : ici avec leur bassiste originel Cliff Burton, décédé dans un accident de la route en 1986)

À l’inverse, à cette même période, se développe un autre courant métal mais dont les caractéristiques sont plus ambiguës : c’est la vague du Lite-metal (un métal moins agressif, plus "pop") et du Glam-metal dont les protagonistes jouent sur l’ambiguïté sexuelle de leurs personnages, et dont l’aspect musical moins radical que ses confrères “thrasheurs” attire un nouveau public : le public féminin.

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Poison
Les fers de lance du Glam-metal 80’s Pour en savoir plus sur leurs techniques de brushing... : http://www.planetdeville.com/Images_Poison.html

Cependant, les années 80 voient l’émergence de nombreux autres mouvements au sein du Métal (Gothic-metal, Black-metal, Doom-metal) et dont les années 90 vont encore accélérer la dissolution et la naissance de nouvelles catégories (Grindcore, Death-metal, Metal-symphonique, Metal-progressif, etc.), chacune d’elles contribuant à l’exploration de nouvelles contrées, tout en restant fidèles aux valeurs qui forment le genre.




Cannibal Corpse "Devoured By Vermin" (sample)

Il nous faut d’ailleurs noter ici le véritable éclectisme du genre Métal, dont nous n’avons donné ici qu’un relatif aperçu, et dont Fabien Hein a dans son ouvrage détaillé avec précision les caractéristiques inhérentes à chaque sous-courant. Car, en effet, nous avons effectué le calcul, et l’on peut dénombrer chez Hein, après les deux courants fondateurs que sont le Hard rock et le Heavy-metal dans les années 70, un total de 27 nouveaux genres apparus dans les années 80 et 90, et qui eux aussi totalisent environ 80 sous-courants dénotant des variations au sein des 27 genres cités précédemment. Par exemple, le Black-metal, apparu dans les années 80, revêt différentes figures : le True Black Metal, l’Electro Indus Black Metal, le Brutal Black Metal, le Symphonic Black Metal, le Melodic Black Metal, le Folkloric Black Metal, le Viking Black Metal, le Pagan Black Metal, le Progressive Black Metal. Cela peut paraître quelque peu hermétique pour un néophyte, mais nous aborderons de plus près les différenciations spécifiques lorsque nous nous attarderons sur un genre en particulier.

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Darkthrone
Pochette de l’album "Transilvanian Hunger" (1994)




Darkthrone "Neptune towers" (sample)

En somme, tout comme le développement du Jazz au XXe siècle (avec le Be-bop, le Cool-jazz, le Free-jazz, etc.), le Métal s’est en une trentaine d’années totalement diversifié, a révélé divers courants avec leurs propres codes sonores et visuels, leur point commun étant l’héritage du Hard-rock et du Heavy-metal fondé dans les années 70. Les chronologies d’Eric Lestrade [22] et de Fabien Hein [23] nous permettent d’ailleurs une meilleur vision d’ensemble du phénomène, et nous démontrent, au-delà de l’image monolithique que semble dégager le Métal au regard du grand public [24], la véritable hétérogénéité du genre.

Chronologie du Metal par Eric Lestrade (GIF)

En somme, à l’instar de nombreuses autres musiques populaires, le Métal a développé ses propres schémas intrinsèques, s’est ouvert également à d’autres cultures musicales (Classique, Techno, Rap, Folklorique, etc.), et en quelque sorte est devenu en l’espace de seulement 30 ans une véritable entité protéiforme. Le propos suivant de Fabien Hein va nous permettre d’effectuer une synthèse vis-à-vis de notre tentative d’historique de la musique Métal :

« Il me semble que le metal est traversé par trois types de processus plus ou moins centrifuges. Le premier (années 70) est celui de la constitution du genre sur la base d’une bipolarisation du hard rock et du heavy metal. Une décennie marquée par un durcissement musical intrinsèque, ou l’on voit progressivement poindre une logique de la surenchère. Le second processus (années 80) est celui de la radicalisation musicale, dans une logique extrémiste. Le troisième processus (années 90) est celui du métissage, dans une logique de renouvellement en même temps qu’est amorcé un mouvement de retour aux origines. » [25]

La vision d’ensemble est assez pertinente ; cependant, nous ajouterons à ces propos la continuité de la logique de surenchère et d’extrémisme dans les années 90, cette logique étant un des facteurs constitutifs de la musique Métal comme nous le verrons plus amplement par la suite. Toutefois, comme le note Walser, « telles les frontières du genre, l’histoire du Heavy-metal est largement contestée » [26], que ce soit par les rares sociologues et musicologues qui se sont penchés sur le sujet, ou bien par le public même qui soutient cette musique. [27] S’il faut tout de même retenir un aspect primordial du Métal, c’est celui-ci : le Métal est puissance [28] - notion récurrente dans toute analyse du genre qui se veut objective.

[1] On peut l’écrire de deux façons : à la française comme ici, ou sans accent à l’anglo-saxonne (Metal)

[2] Pour cela, nous renvoyons à l’ouvrage de Fabien Hein, Hard Rock, Heavy Metal, Metal : histoire, cultures et pratiquants, Paris, Mélanie Séteun/Irma, coll. Musique et société, 2003., p. 31.

[3] Cf. Robert Walser, Running with the Devil : Power, Gender, and Madness in Heavy Metal Music, Middletown, Wesleyan University Press, coll. Music/Culture, 1993, pp. 6-7 & Deena Weinstein, Heavy Metal : The music and its culture, New York, Da Capo Press, 2000 (1ère éd. : 1991), pp. 15, 20.

[4] Fabien Hein, op. cit., p. 46.

[5] Bend : Technique consistant à augmenter la hauteur d’une note en poussant ou tirant une corde le long d’une frette grâce à un mouvement vertical effectué par les doigts du guitariste sur le manche de son instrument.

[6] Riff : Terme principalement utilisé dans le Rock et désignant un thème (ou motif) principal (mélodique ou rythmique) qui réapparaît régulièrement au cours d’un même morceau (par exemple, le célèbre riff de « Smoke on the water » de Deep Purple).

[7] Cette technique est aussi appelée chez les guitaristes le Palm-mutting. Cela donne pour effet un son percussif et sans résonance (l’introduction du morceau « Enter Sandman » de Metallica - après le passage en son clair -, Black album (1991), en est un bon exemple).

[8] Nom du groupe mais aussi nom de son leader-chanteur.

[9] « Les deux premiers albums de Led Zeppelin posent définitivement les bases d’un genre que l’on qualifie alors de hard rock. », Fabien Hein, op. cit., p. 32.

Il est à noter que les dénominations des termes Hard-rock et Heavy-metal se sont établies avec le temps, côtoyant d’autres appellations à leurs débuts : « progressive blues » ou « heavy blues » caractérisant le style de LED ZEPPELIN (cf. respectivement Fabien Hein, op. cit., note n° 10 p. 32 et Matthieu Metzger, Meshuggah : Une formation de Métal atypique. Esthétique et technique de composition, Mémoire de Maîtrise de Musique (dir. : M. AUBIGNY Benoît), Université de Poitiers, UFR Sciences Humaines et Arts, 2003, p. 12 / Disponible intégralement à l’adresse Internet suivante : http://www.matthieu-metzger.fr.st/ (dans la section « Recherches sur Meshuggah et Projets à venir ») ou en ce qui concerne le Heavy-metal, « downer rock » et « heavy rock » (Deena Weinstein, op. cit., note n° 17 p. 305).

[10] Cette information, parmi quelques autres du même genre, est souvent relatée sur le Net lorsqu’il est question de BLACK SABBATH ou de son chanteur Ozzy Osbourne. Par exemple à la page http://membres.lycos.fr/metaltom/ozzy/ozzyhisto.htm : « Au cours de la tournée, Ozzy décapitait avec ses dents des têtes de chauve-souris artificielles. Mais il arriva un jour où une vraie chauve-souris fut sur scène. Ozzy la décapita sans s’en rendre compte et dut aller à l’hôpital subir un test anti-rabique. » Cette scène s’est passée a priori en 1982 lors d’un concert à Des Moines dans l’Iowa.

[11] « Heavy metal began to attain stylistic identity in the late 1960s as a “harder” sort of hard rock [...] », Robert Walser, op. cit., p. 3, c’est nous qui soulignons. Traduction : « Le heavy metal a commencé à atteindre son identité stylistique à la fin des années 1960 telle une sorte de hard rock "plus dur" [...] »

[12] Fabien Hein, op. cit., p. 31.

[13] Le Petit Larousse Illustré, 1995, p. 651.

[14] « Pour les chimistes et les métallurgistes, cela étiquète un groupe d’éléments et de composés toxiques. », Robert Walser, op. cit., p. 1.

[15] Ibid., p. 1.

[16] Le terme “Heavy Metal” est en effet bien présent dans Nova Express de Burroughs et est souvent référencé dans les articles sur le genre comme sa première véritable apparition. Comme nous avons pu le voir avec Walser (cf. Supra), l’expression est bien sûr plus ancienne que Burroughs lui-même. De là à faire une filiation sémantique entre le terme et sa dénomination musicale par le biais du livre de Burroughs, cela ne semble pas flagrant. En effet, il faudrait pour cela relever les différentes occurrences de l’expression et en cerner les différents contextes. Cependant, pour plus de précisions sur ce point, on peut se référer à Deena Weinstein, op. cit., p. 19 et Matthieu Metzger, op. cit., p. 11.

[17] Deena Weinstein, op. cit., p. 19.

[18] « J’aime la fumée et la foudre / Le tonnerre du métal lourd / Faisant la course avec le vent / Et la sensation que je suis dessous »

[19] « [...] the phrase came to me as the right expression of the heaviness and noise of powerful cars and motorcycles. », Deena Weinstein, op. cit., p. 19.

[20] « The term “heavy metal” has been applied to popular music since the late 1960s, when it began to appear in the rock press as an adjective ; in the early 1970s it became a noun and thus a genre. », Robert Walser , op. cit., p. 7. Traduction : « Le terme “heavy metal” a été appliqué à la musique populaire depuis la fin des années 60, lorsqu’il a commencé à apparaître dans la presse rock comme un adjectif ; dans le début des années 1970 il est devenu un nom et ainsi un genre. »

[21] Plus couramment désignée par le sigle NWOBHM.

[22] La chronologie d’Eric Lestrade est tirée du site Web suivant : http://membres.lycos.fr/ericlestrade/ Section « Histoire ».

[23] Fabien Hein, op. cit., pp. 136-137.

[24] Il semblerait d’ailleurs que le terme « Hard-rock » soit encore aujourd’hui bien plus présent et plus significatif vis à vis du grand public que le terme « Métal ».

[25] Fabien Hein, op. cit., p. 10.

[26] « Like the boundaries of the genre, the history of heavy metal is widely contested. », Robert Walser, op. cit., p. 15.

[27] Cf. Robert Walser, ibid., p. 18

[28] Nous reprenons ici à notre compte l’exergue du chapitre 1 de Robert Walser : « I have been invited to try my hand at explaining heavy-metal music. First, heavy metal is power... », Rob Halford, chanteur du groupe JUDAS PRIEST. Traduction : « J’ai été invité à essayer de définir la musique heavy-metal. Tout d’abord, le heavy metal est puissance... »




4 pièces jointes :

Led Zeppelin "Communication Breakdown" (sample)
MP3 | 376.1 ko
 
Black Sabbath "Paranoid" (sample)
MP3 | 389.2 ko
 
Cannibal Corpse "Devoured By Vermin" (sample)
MP3 | 411.9 ko
Death-metal
 
Darkthrone "Neptune towers" (sample)
MP3 | 413.1 ko
Black-metal
 

3 commentaires

Petite introduction au Métal 31 janvier 2007 Crysalid 1  rép.

Salut ! Sympa ce p’tit coin ! Saurais-tu si le livre de Fabien Hein "Hard rock, heavy metal, metal" a été reédité ? Pas moyen de le trouver !!!

Merci et bonne continuation !

Petite introduction au Métal 1er février 2007

Bonjour Crysalid,

& merci pour ton commentaire. A propos du livre de Fabien Hein, je ne sais pas du tout s’il a été réédité ; en tout cas, il semble toujours disponible sur le site de l’IRMA ( http://www.irma.asso.fr/spip.php ?article1776&var_recherche=heavy%20metal ) mais je te conseille quand même de leur filer un petit coup de fil pour en savoir plus. Autrement, si ça t’intéresse, je peux t’envoyer par mail mon mémoire de DEA dont "l’inroduction au metal" que tu viens de lire au-dessus est tirée (moins fourni que le livre de Fabien, mais néanmoins gratuit ;-). Cordialement,

David Moussion

Petite introduction au Métal 27 juin 2006 Tom

Salut, je suis l’auteur du site web cité en [10]. Deux infos :
-  j’ai tiré l’anecdote d’un reportage que Ozzy que j’ai vu à la télé, où il me semble que Ozzy lui même racontait l’histoire.
-  ma page web a changé d’adresse : www.rocknheavy.net, la page en question est donc à http://www.rocknheavy.net/ ?page=groupe&groupe=ozzy&type=bio

Joli article sinon ;-)

-----> Rock ’n’ Heavy

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David Moussion

Je suis étudiant en Thèse de musicologie à Paris 8, spécialisé dans le Métal (ce que vous connaissez peut-être plus sous le nom de Hard-Rock). J’ai également dans un autre genre effectué une Maîtrise sur l’écrivain Pascal Quignard et les rapports de son oeuvre à la musique.

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