Entendu parler de l’Irangate ?
En 1986, on apprit ce que le gouvernement US n’avait pas dans l’idée de faire savoir : qu’il était en train de vendre des missiles (surfacturés d’ailleurs) à son ennemi l’Iran alors en guerre contre l’Irak, en échange d’otages américains au Liban. Le produit de ce commerce devait servir à financer les "Contras", une force réactionnaire créée de toutes pièces par les Etats-Unis pour lutter contre le Nicaragua sandiniste, et qui pillaient, violaient et torturaient ; le même genre de coup que l’affaire de la "baie des cochons" sous Kennedy, quand l’armée US avait entraîné dans une base du Kansas une poignée d’exilés cubains dans le but de renverser Castro.
Un des problèmes, dans l’affaire Iran-Contras, était que le Congrès américain (ce rassemblement de politiciens qui débattent essentiellement d’une question : qui doit l’emporter aux Etats-Unis et dans le monde : les riches "démocrates", ou les très riches "républicains" ?) n’avait même pas été informé de ces opérations - l’administration Reagan et la CIA géraient tout par elles-mêmes, vraiment comme des terroristes installés au coeur de l’Etat et manipulant ses ressources à d’autres fins que l’intérêt collectif.
Ces 50 dernières années, les Etats-Unis se sont impliqués dans la répression de dizaines de révolution et ont soutenu une pléthore de dictateurs en tous genres, - ces dictateurs assurant à leurs entreprises, par le biais d’accords passés d’élite pauvre à élite riche, une exploitation sans scrupules des ressources, - ces révolutions menaçant de rendre aux populations d’Amérique du Sud, d’Afrique, d’Asie, ce que les chefs d’entreprise américains ne convoitaient que pour eux-mêmes (cf la fiscalité des US qui finance les riches avec la misère des pauvres, annonçant clairement la couleur, bien brune, de cette "démocratie" anti-égalitaire).
Donc cette semaine, en mai 2006, sous couvert de "lutte anti-terroriste" et se payant le luxe de violer une nouvelle fois une décision de l’Organisation des Nations Unies (un embargo sur les armes), censée primer sur leurs propres décisions, les terroristes états-uniens arment des réactionnaires qui mettent à feu et à sang la Somalie sans défense.
Cf cet article de la Tribune de Genève :